CONECS : déploiement des titres-restaurant dématérialisées 2nde génération

Les émetteurs historiques de titres-restaurant Natixis Intertitres, Edenred France, Up* et Sodexo Pass France ont lancé l’année dernière leurs cartes dématérialisées 1ère génération.

(*) : Depuis le début d’année, Chèque Déjeuner est devenu Up à l’occasion de ses 50 ans. Cette décision s’inscrit dans le cadre de sa stratégie d’internationalisation.

Ce premier lancement était plus un effet d’annonce en vue de la parution du décret qu’une solution aboutie. En effet, cela permet aux commerçants et aux porteurs de goûter aux plaisirs de la dématérialisation sans attendre le développement de la plateforme CONECS ; en conséquence de quoi les commerçants interdisent les cartes titres-restaurant dématérialisées (TRD), au même titre que les cartes bancaires, en deçà d’un certain seuil à cause de commissions trop élevées. Comme nous le pressentions, la baisse des commissions interbancaire d’avril 2014 n’a pas eu l’effet escompté sur la baisse des commissions commerçants. Peut-être que cette fois, cela sera plus efficace… ou pas.

Pour rappel, les cartes 2nd génération passeront par le réseau privatif CONECS. Cela offrira plusieurs avantages aux commerçants comme des commissions plus faibles, une comptabilité simplifiée et un règlement automatique des TRD. La migration respecte la trajectoire suivante :

  • entre juin 2014 et septembre 2014 : phase d’expérimentation dans la ville d’Orléans (1500 porteurs de cartes 2nde génération et 300 commerçants affiliés CONECS) ;
  • depuis novembre 2014, déploiement au niveau national du réseau auprès des accepteurs de titres-restaurant (boulangeries, restaurants, etc.) ;
  • depuis juillet 2015, les nouvelles cartes sont disponibles dans les villes de Nantes, Paris, Rennes et Rouen ;
  • en fin d’année 2015, les nouvelles cartes seront disponibles au niveau national.

Pour le moment, les entreprises n’ont pas toutes sauté le pas en faveur des cartes dématérialisées ; ce qui n’est pas pour déplaire aux salariés qui écoulent ainsi leurs titres-restaurant plus facilement. Si les avantages promis par le titre électronique comme le paiement au centime près, la redistribution en cas de perte, le suivi du solde restant (sur la facturette ou sur une application) ne sont pas suffisants, il se pourrait bien qu’une solution juridique mette fin au débat dès le début d’année prochaine, en atteste la proposition d’amendement du député Stéphane Bignon à la loi Macron. Pour le moment refusée…, mais pour combien de temps ?

 

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