Cash Sentinel

Ne vous est-il jamais arrivé de tomber sur une annonce intéressante de voiture d’occasion sur Internet ? Problème, le vendeur est situé à l’autre bout de la France. Et pour se protéger des faux chèques de banque ou des banques fermées le week-end, le vendeur exige un paiement en liquide. Aussi, vous serez obligé de vous déplacer avec une grosse somme d’argent. Vous aurez beau tenter d’être le plus discret possible, vous aurez l’impression d’être dévisagé par tout le monde.

N’existerait-il pas, en 2016, un moyen plus sécurisé, plus moderne ? C’est fort de ce constat que Sylvain Bertolus créa une sorte de sentinelle du cash, qu’il baptisa Cash Sentinel. Initialement créée en Suisse, cette solution est maintenant disponible en France et utilisable sur certains sites comme celui de L’Argus.

Cet article présentera le fonctionnement de cette nouvelle solution avant d’expliciter un peu plus les différents processus.

Présentation

Le principe est très simple. Cash Sentinel agit comme un tiers de confiance entre l’acheteur et le vendeur. L’acheteur alimente un compte auprès de Cash Sentinel et ce dernier indique au vendeur que le payeur a suffisamment d’argent pour acheter la voiture. Le jour J, le porteur se rend chez le vendeur afin de tester la voiture, de négocier éventuellement le prix, et procède au paiement. Pour cela, il suffit aux deux intéressés de sortir leur téléphone, équipé au préalable de l’application de Cash Sentinel, afin de transférer immédiatement le montant de la transaction, du compte du porteur sur celui du vendeur. Lorsque le virement est effectué, le porteur peut repartir avec la voiture et le vendeur est assuré d’être payé par Cash Sentinel. Ce service est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette solution répond donc totalement au problème exposé en introduction.

Cinématique d'une transaction - Cash Sentinel
Cinématique d’une transaction – Cash Sentinel

Détaillons maintenant les différentes étapes de l’inscription jusqu’au paiement du vendeur.

Inscription

L’inscription est très rapide. Il suffit de saisir son numéro de téléphone en guise d’identifiant et de définir un mot de passe. Dans la foulée, Cash Sentinel envoie un code de sécurité par SMS sur le numéro de téléphone enregistré. L’utilisateur doit reporter ce code dans la nouvelle page pour prouver qu’il est bien en possession du téléphone.

Note : point assez rare pour être souligné, le site oblige la saisie d’un mot de passe respectant leur politique (majuscule, chiffre, etc.). Cela n’empêchera pas la saisie de mot de passe comme « Maman1 », mais cela a le mérite d’aller dans le bon sens en matière de sécurité.

Ensuite, l’utilisateur est invité à communiquer quelques informations personnelles (prénom, nom, adresse, pièce d’identité, nom de l’entreprise s’il s’est inscrit comme professionnel, etc.). S’il s’agit d’un vendeur, il doit également renseigner les données de son relevé d’identité bancaire (RIB) comme l’IBAN et le BIC.

Une fois que l’utilisateur a soumis le formulaire, les informations sont vérifiées au plus tard le jour ouvré suivant, par le back office de Cash Sentinel. Ils vont notamment vérifier son identité en analysant sa pièce d’identité, la cohérence entre le RIB dans le cas du vendeur, etc.

Si l’application Cash Sentinel n’a pas encore été installée, il vous est rappelé de la télécharger afin de procéder au paiement.

Alimentation du compte

Quelques jours avant la vente du véhicule, le porteur alimente son compte. Pour cela, il rentre les données de son RIB et choisit son code secret. Ce dernier sera utilisé ultérieurement afin de confirmer définitivement le processus d’achat.

Notification du vendeur : Greenlight

Lorsque le compte Cash Sentinel est alimenté, le porteur reçoit une notification sur son smartphone. Il peut ensuite, s’il le souhaite, notifier le vendeur (Greenlight). Ce geste permet de rassurer le vendeur sur le sérieux de l’acheteur. Mais, il est important de noter qu’il ne s’agit en aucun cas d’une intention d’achat. Le porteur peut encore se désister.

À partir de ce moment-là, le porteur et le vendeur se donne rendez-vous, comme il le ferait habituellement.

Paiement

Lorsque l’acheteur a inspecté le véhicule et souhaite procéder au paiement, il lui suffit de cliquer sur le bouton de paiement. Il choisit ensuite le montant ainsi que le numéro de téléphone du vendeur et valide l’opération.

Cash Sentinel envoie alors une notification de paiement au vendeur. Ce dernier ouvre le message et vérifie le montant. Si les deux souhaitent valider le paiement, ils échangent leur clé (numéro aléatoire généré sur chacun des deux téléphones).

Une fois les deux clés saisies, le porteur est invité à rentrer le code secret défini lors de l’alimentation de son compte. Cela valide de manière irrévocable le paiement. Le vendeur reçoit alors un message de confirmation du crédit de son compte. À partir de ce moment, le vendeur a la garantie d’être payé auprès de Cash Sentinel.

Comment se rémunère l’entreprise ? Lorsque la transaction est effectuée, Cash Sentinel prélève une commission d’une vingtaine d’euros. Cela correspond plus ou moins au prix d’émission d’un chèque de banque (dépend de la banque, du package, etc.). Le montant peut paraître élevé pour une commission, mais cela reste mesurée par rapport au prix du véhicule. À vous de voir à combien vous estimez le prix de la tranquillité !

3 Replies to “Cash Sentinel”

  1. Bonjour, votre post fait un peu « pub » contrairement aux autres habituellement 🙂 Dans le même genre, il y a Depopass, récemment racheté par BPCE et Paycar

    • Bonjour Nicolas,
      Cela se voulait plutôt présentation à la base. Mais apparemment, c’est loupé :-).
      On y veillera la prochaine fois. Merci pour votre retour.

      • Bonsoir,
        Vous reprochez à Kévin d’avoir fait un peu de pub pour cette jeune startup CashSentinel qui a eu cette excellente idée en 2012 de créer un concept de paiement de sommes importantes par smartphone. Vous auriez pu au-moins préciser dans votre réflexion que CashSentinel a été créé en 2012.

        Vous répliquez à l’article d’information de Kévin qui décrit le fonctionnement de ce concept innovant et inconnu auprès des professionnels et du grand public où vous citez Dépopass et Paycar (en vous gardant bien de dire sans doute par méconnaissance et manque d’information) que ces deux concurrents qui revendiquent l’idée de ce moyen de paiement électronique se sont inspirés ou plutôt ont copié en 2015 l’idée novatrice de Cashsentinel.

        Certains articles de presse se sont interrogés sur cette nouvelle innovation publiée simultanément par Paycar et Dépopass en revendiquant chacun dans la presse et les médias leur « invention » courant 2015.

        Vous faites vous même sur internet de la « pub » sur votre nom et activité en écrivant entre autre «comment convaincre Amazon ou Cdiscount d’ajouter un moyen de paiement inconnu ». Vous écrivez plus loin : « fin 2008, avec beaucoup de fierté, vous lancez votre carte-cadeau 100 % web. C’est un échec, nos cartes n’intéressent pas grand monde : le marketing grand public c’est cher et compliqué ».

        Je vous ferais remarquer que les startups, majoritairement sans capitaux ou investisseurs, utilisent tous les moyens pour se faire connaître.

        Vous faites vous-même de la « pub » en citant Dépopass et Paycar qui ne sont que des copieurs.

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