La Libra, cryptomonnaie de Facebook

Encore une nouvelle cryptomonnaie… En quoi la Libra risque de changer la donne sur dans le marché monétaire ? C’est le sujet d’aujourd’hui.

Qu’est-ce que la Libra ?

La Libra est le nom de la nouvelle cryptomonnaie que Facebook souhaite lancer au cours du 1er semestre 2020. Ce projet résulte de la volonté de son fondateur, Mark Zuckerberg, de développer ses services de messagerie. Avec ce projet, Facebook permettra le paiement et transfert d’argent à partir de ses applications (Whatsapp, messenger, Instagram, …). Conscient du potentiel succès de Libra, un consortium a été créé dans lequel se sont enjoints à ce jour une petite trentaine d’entreprises dont Visa, Mastercard, Paypal, Uber. Chacun de ces groupes vont investir dans le projet à hauteur de 10 millions de dollars. L’objectif ? 100 entreprises pour récolter 1 milliard de dollars d’ici fin 2019.

Qu’est-ce qui la différence du Bitcoin et cie ?

Bitcoin est une cryptomonnaie libre et ouvert en ce sens que personne ne contrôle Bitcoin. Si certains y voient un avantage certain par rapport aux systèmes de paiement traditionnels, d’aucuns décrient sa haute volatilité. En effet, le système n’introduit pas d’autorité centrale pour gérer ces réserves et donc garantir la stabilité de la cryptomonnaie ! Sa valeur est donc basée sur la loi de l’offre et la demande. Bitcoin n’intéresserait-elle finalement pas plus les spéculateurs que les utilisateurs ? C’est en tout cas ce que pense le fondateur de Facebook.
Quant à elle, la Libra est également basée sur une Blockchain, mais est régulée par l’association Libra, société indépendante (mais dont l’unique actionnaire est Facebook…) afin de garantir sa stabilité. Ainsi la Libra est classée comme une stablecoin.

Pourquoi la Libra sera stable ?

La Libra repose sur une réserve d’actifs réels de faible volatilité comme les titres gouvernementaux dans des devises stables (euro, dollar, yen, …). La création d’une Libra par l’association du même nom nécessite que le revendeur verse le montant fiduciaire correspondant. Ainsi, la réserve grandira en même temps que les Libras seront créées. À l’inverse, la réserve diminuera dès qu’une Libra sera consommée. Ainsi, la réserve correspondra toujours à la masse monétaire correspondant aux Libras, permettant d’assurer la stabilité de la devise.

La Libra ne risque-t-elle pas de faciliter le blanchiment ou le financement du terrorisme ?

Comme pour les systèmes de paiement traditionnels, les plateformes revendant les Libras (Calibra, …) effectueront des mesures visant à connaître le client (Know Your Customer ou KYC). On peut également s’imaginer qu’elles effectueront les déclarations de soupçons auprès des cellules compétentes (Tracfin en France).

En quoi la Libra peut rendre le marché disruptif ?

L’association Libra gère la réserve afin de garantir la stabilité de la Libra. Les spéculateurs n’iront donc pas sur cette cryptomonnaie pour s’enrichir. Les utilisateurs ne se sentiront pas obligés de revendre leurs Libras voyant le cours de la monnaie s’enfoncer et l’utiliseront comme une monnaie sonnante et trébuchante. De plus, l’association rémunèrera les partenaires, ce qui les incitera à promouvoir la Libra.
Avec la forte communauté derrière le groupe Facebook (Whatsapp, Instagram, …), la facilité d’utilisation de la Libra, et le souhait de coopérer avec les autorités, tous les indicateurs sont au vert et il y a de bonnes chances pour que cette monnaie se fraie un chemin dans le marché monétaire.

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